Comprendre les Ecolabels

Le marché du bricolage est aujourd’hui l’objet d’une prolifération de signes mettant, pour la plupart, en exergue l’intérêt croissant du consommateur pour une meilleure prise en compte des questions environnementales dans les produits de consommation. Afin de répondre à cette forte attente, certains industriels montrent leur volonté de fabriquer des produits plus respectueux de l’environnement. C’est le cas notamment des partenaires Pia Gazil et Solmur Distibution (Saint Luc, Blanchon, Balsan, etc.). Cependant, si ces signes sont clairs pour celui qui les appose, il n’en est rien pour le consommateur ou le professionnel.

Pas facile aujourd’hui de s’y retrouver dans la jungle des étiquettes et autres écolabels qui fleurissent sur les emballages de nos produits. Entre les logos, les labels, les sigles, les déclarations… le consommateur ne sait plus où donner de la tête. Et on le comprends ! Le nombre d’indications graphiques sur les emballages ne cessent de croître et le consommateur ne sait toujours pas comment décrypter la multitude de signes qui l’entourent.

Aussi, tâchons d’y voir plus clair !

Qu’est-ce qu’un écolabel ?

Les écolabels sont des marques de certification volontaire (non obligatoires mais demandées par les fabricants ou les prestataires de services) délivrées par un organisme indépendant : l’AFNOR Certification.

Parmi les écolabels les plus répandus sur le marché français, on trouve NF Environnement et l’Eco-label europééen. Ces deux labels sont reconnus par les pouvoirs publics (ministère chargé de l’industrie, écologie).

La marque NF Environnement et l’Eco-label européen attestent qu’un produit ou un service a moins d’impacts négatifs sur l’environnement (eau, air, énergie…) tout au long de son cycle de vie (fabrication, utilisation, élimination du produit) tout en étant aussi efficace et performant qu’un produit similaire.

Les trois formes d’étiquetage environnemental

Il y a trois formes d’étiquetage environnemental aujourd’hui répertoriées par l’ISO (International Standard Organisation) au travers des normes de la série 14020 (qui définit les principes généraux de l’étiquetage environnemental).

  • Les écolables officiels (type I, ISO 14024)

L’écolabel écologique français : la marque NF Environnement
L’écolabel écologique communautaire : l’Eco-label européen

Certification d’après essais et contrôles des impacts environnementaux par un organisme indépendant (garanit l’objectivité).

  • Les auto déclarations environnementales (type II, ISO 14021)

Toutes les allégations environnementales avancées sous sa seule responsabilité par un producteur (ou un distributeur) font partie de cette catégorie (l’entreprise dit que son produit est performant sur le plan environnemental). Il n’y a pas de preuves controlées.
Une auto déclaration ne porte, le plus souvent, que sur une caractéristique environnementale du produit ou concerne une seule étape du cycle de vie du produit.
Elaborées sous la seule responsabilité des entreprises, les informations auto-déclarées sont très variées allant des déclarations correspondant à de véritables avantages environnementaux à des déclarations vagues et imprécises, voire mensongères.

  • Les écoprofils (type III, ISO TR 14025)

Cet étiquetage cherche à tirer parti de la compréhension croissante du grand public ou des professionnels pour les questions environnementales.
Il consiste en la mise à disposition de données quantitatives sur les impacts environnementaux d’un produit, lesquelles sont souvent présentées sous forme de didactique (diagrammes…). Un écoprofil est élaboré volontairement par un industriel, à l’issue d’une analyse du cycle de vie (méthodologie qui vise à évaluer de façon quantitative les impacts environnementaux d’un produit tout au long de son cycle de vie). Il donne une photographie à un instant donné des impacts environnementaux du produit. Un écoprofil peut être actualisé périodiquement, ce qui permet au consommateur averti de visualiser les progrès accomplis, selon un rythme choisi par l’industriel.

Les bonnes questions à se poser face à un produit de bricolage :

Prenons l’exemple d’un pot de peinture.

– Est-ce un marquage réglementaire ?
– Est-ce que le logo concerne l’entreprise ou le pot de peinture ?
– Si c’est le pot de peinture, s’agit il d’un signe relatif à l’emballage, à un composant du produit ou au pot de peinture dans sa globalité ?
– Est-ce qu’il s’agit d’un label « tierce partie », c’est-à-dire qu’un organisme extérieur atteste de la fiabilité des informations ?